LES PREMIERS TRAVAUX DE MAÇONNERIE AVANT L'HIVER : LES MURETS
Vous les concevrez de préférence rectilignes. L'aspect visuel est
alors facile à rendre attrayant. Il peut aussi suivre une courbe de
niveau, au flanc d'un coteau, mais alors le muret doit être de
grandes dimensions. Entourant une allée, vous le prévoirez de petite
hauteur : 0,50 à 0,70 m sur une largeur de 0,50 à 0,80 m.
|
Certains éléments tels
que dallages et escaliers fleuris sont très complémentaires du
muret. Le dallage, entre autres, réalisé au pied du mur permet de se
promener et d'observer, sans posséder un équilibre d'alpiniste,
chacune des plantes.
En premier lieu voyez votre tracé sur le terrain. Un terrassier sera
à prévoir, car il y aura de la terre en remblai et en déblai. En
général, la terre enlevée à flanc de coteau pour épauler le mur peut
resservir pour le cheminement le long de ce dernier. Le plus
souvent, le tâcheron vous facturera le travail « au temps passé »,
car il ne voudra pas prendre d'engagement forfaitaire sur les
mouvements de terre. |
|
Certains matériaux de
décor de jardin, les dalles entre autres, ainsi que les briques,
vous seront livrés par camion, posés sur des palettes de bois. Comme
vous ne désirez pas que les traces de roues endommagent votre
terrain (un « cinq tonnes » enfonce ses pneus de 8 à 10 cm dans une
terre demi-meuble!) il faudra prévoir la reprise des matériaux du
seuil jusqu'à la mise en place. Cela peut être long et onéreux. Il
faut y réfléchir avant la mise en route du chantier. L'aspect de la
roche ou de la brique qui compose la construction a pratiquement une
importance équivalente à celle de la plante. Dans un terrain peu
homogène, les maçons préconisent à juste titre de préparer au sol
une couche de béton de gravillons appelée chape. Elle a pour but de
donner une assise verticale très résistante au mur. Quelquefois, on
se contente d'établir un « hérisson », sorte de grand trou bourré de
cailloux, et qui offre une assise assez bonne aux roches qui seront
entassées.
|